Un radar vous flashe un vendredi à 17h23. Vous recevez l’avis de contravention trois semaines plus tard. Le véhicule est au nom de la concession. Vous avez 45 jours pour désigner le conducteur — sans quoi c’est le gérant qui trinque. Voici comment ne plus jamais vous retrouver dans cette situation.


Le problème que personne ne veut admettre

Chaque année, des concessions françaises paient des amendes qui ne leur appartiennent pas. Pas par mauvaise volonté — par manque de traçabilité. Quand un véhicule d’essai est immatriculé au nom de la société, c’est la concession qui reçoit le PV, quelle que soit la personne au volant.

La loi est claire : vous avez l’obligation de désigner le conducteur fautif dans un délai de 45 jours. Passé ce délai, l’amende est majorée, et dans les cas répétés, c’est le représentant légal qui peut être tenu responsable personnellement.

Ce que dit le Code de la route (art. L. 121-6). Le titulaire du certificat d’immatriculation d’un véhicule est redevable pécuniairement de l’amende s’il n’apporte pas la preuve qu’une autre personne conduisait. La preuve doit être accompagnée des coordonnées complètes du conducteur identifié.

Le problème, c’est que la plupart des concessions n’ont aucun moyen fiable de retrouver qui conduisait un véhicule donné, à une heure donnée, trois semaines auparavant. Le commercial est peut-être parti, le fichier Excel a été écrasé, ou personne n’a pensé à noter le kilométrage de départ.


Pourquoi c’est si difficile sans outil dédié

Imaginez la situation typique. Un client fait un essai le 14 mars à 17h23 avec une Peugeot 2008 immatriculée au nom de la concession. Le 6 avril, vous recevez un avis de contravention pour excès de vitesse à 17h31, sur un trajet qui correspond à l’essai.

Sans outil de gestion, voici ce qui vous attend :

  1. Vous cherchez dans votre fichier Excel de mars — s’il existe encore sous la même version
  2. Vous essayez de retrouver qui gérait les essais ce vendredi-là
  3. Vous appelez le commercial concerné pour qu’il se souvienne du client
  4. Vous espérez que le bon de commande ou le formulaire d’essai a été conservé avec les coordonnées complètes

Cette investigation prend en moyenne 2 à 4 heures. Et dans 30% des cas, elle n’aboutit à rien de probant.


La solution : un historique horodaté automatique

Un logiciel de gestion de flotte d’essai résout ce problème structurellement, pas ponctuellement. À chaque réservation, le système enregistre automatiquement :

  • Le conducteur (nom, prénom, numéro de permis si renseigné)
  • Le véhicule (immatriculation, modèle, marque)
  • L’heure de départ et de retour exactes
  • Le commercial responsable de la réservation
  • Le kilométrage au départ et à l’arrivée

Quand vous recevez un PV, il vous suffit de renseigner la date, l’heure et l’immatriculation. Le logiciel remonte instantanément la réservation correspondante avec toutes les informations du conducteur. Dix secondes, pas deux heures.


Ce que vous devez collecter à chaque essai

Que vous utilisiez un logiciel ou non, voici les informations minimales à enregistrer pour chaque essai pour être en conformité légale :

  • Nom et prénom du conducteur
  • Date de naissance
  • Adresse complète
  • Numéro de permis de conduire et date de délivrance
  • Date et heure exactes de début et de fin d’essai
  • Immatriculation du véhicule
  • Kilométrage au départ

Ces données constituent la preuve de désignation recevable par le Trésor Public. Sans elles, votre désignation peut être rejetée.

Attention au RGPD. Ces informations sont des données personnelles au sens du Règlement Général sur la Protection des Données. Vous avez l’obligation de les stocker de manière sécurisée, de les protéger contre tout accès non autorisé, et de les supprimer passé un délai raisonnable. Un fichier Excel non protégé sur un serveur partagé n’est pas conforme. Un logiciel hébergé en France avec chiffrement et gestion des accès, oui.


Les 3 erreurs classiques qui vous exposent

Erreur 1 — Ne pas faire signer de bon d’essai systématiquement

Le bon d’essai manuscrit est votre première ligne de défense. Mais s’il n’est pas scanné et associé au dossier véhicule, il disparaît dans une pile de papiers. Sans archivage numérique horodaté, il est inutilisable comme preuve trois semaines plus tard.

Erreur 2 — Confondre véhicule d’essai et véhicule de courtoisie

Les véhicules de courtoisie prêtés lors d’une révision génèrent autant de PV potentiels que les véhicules d’essai — parfois plus, car les clients les gardent plusieurs jours. Beaucoup de concessions n’ont aucune traçabilité sur ces véhicules-là. La responsabilité est pourtant identique.

Erreur 3 — Attendre de recevoir le PV pour s’organiser

La désignation doit intervenir dans les 45 jours. Si vous avez mis 3 semaines à trouver l’information, il vous reste 24 jours pour constituer le dossier, le signer, et l’envoyer en recommandé. Sans processus préparé à l’avance, ce délai passe très vite.


Le processus idéal en concession

Voici le flux qui permet de gérer n’importe quel PV en moins de 10 minutes, de l’identification à l’envoi du dossier :

À la remise des clés : Enregistrer le conducteur, le véhicule, et l’heure dans le logiciel de gestion. Faire signer le formulaire d’essai (numérique ou papier scanné, archivé dans le dossier du véhicule).

À la réception d’un PV : Ouvrir le logiciel, rechercher par immatriculation + date + heure. Télécharger la fiche conducteur. Compléter le formulaire de désignation en ligne sur le site de l’ANTAI.

Pour le suivi : Archiver le PV et la désignation dans l’historique du véhicule. Cela crée un dossier d’infractions par conducteur, utile si un client ou un collaborateur est impliqué dans plusieurs incidents.


Gérer les infractions commises par vos propres collaborateurs

Les PV ne viennent pas uniquement des clients. Les commerciaux, les convoyeurs et le personnel de service conduisent aussi les véhicules d’essai. Et un collaborateur avec plusieurs infractions non traitées peut vous exposer à des problèmes bien au-delà d’une simple amende.

Un bon logiciel de gestion vous permet de visualiser les statistiques d’infractions par conducteur interne : combien de PV, sur quels véhicules, à quelles fréquences. Ce tableau de bord « conducteurs à risque » vous permet d’agir en amont — une conversation, une formation, un changement dans les affectations — plutôt de subir les conséquences.


Ce que ça change concrètement

Une concession de taille moyenne (40 à 60 véhicules d’essai et de courtoisie) reçoit statistiquement entre 8 et 15 PV par an imputables à des essais ou des prêts clients. Sans traçabilité, la moitié restent à la charge de la concession. À 135€ en moyenne par amende de première classe, c’est entre 500€ et 1 000€ d’amendes évitables chaque année — sans compter le temps passé à investiguer.

Au-delà du coût direct, c’est aussi une question de sérénité opérationnelle. Recevoir un PV et savoir qu’on aura la réponse en 10 secondes plutôt qu’en 4 heures, ça change le rapport au quotidien.


Questions fréquentes

Suis-je obligé de désigner le conducteur si je n’arrive pas à l’identifier ? Non, mais vous êtes alors redevable de l’amende majorée. Si vous pouvez prouver que le véhicule a été volé ou que vous avez fait des démarches raisonnables sans succès, vous pouvez contester. En pratique, sans traçabilité, la contestation aboutit rarement.

Le formulaire de désignation peut-il être envoyé en ligne ? Oui, via le site de l’ANTAI (antai.gouv.fr). Vous avez besoin du numéro d’avis de contravention, des coordonnées complètes du conducteur désigné, et de son numéro de permis. L’envoi en ligne est recommandé car il génère un accusé de réception horodaté.

Les données des conducteurs doivent-elles être supprimées après un certain délai ? Oui. Dans le cadre du RGPD, vous ne pouvez pas conserver des données personnelles indéfiniment. Un délai de 3 ans après la fin de la relation commerciale est généralement retenu comme raisonnable pour ce type de données. Un logiciel hébergé en France avec une politique de rétention configurée vous assure cette conformité automatiquement.

Un bon d’essai papier suffit-il comme preuve de désignation ? Il peut servir de justificatif si la signature du conducteur y figure avec ses coordonnées complètes. Mais sans archivage numérique indexé par véhicule et par date, le retrouver 3 semaines plus tard est aléatoire. Le risque est réel.


La gestion des PV est une contrainte réglementaire non négociable. Autant la traiter avec un processus solide plutôt que de la subir véhicule par véhicule. Test Driver Pro inclut la gestion des infractions dans tous ses forfaits — recherche automatique du conducteur, historique centralisé et statistiques par conducteur.

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